Titre : Simple
Auteur : Marie-Aude Murail
Editeur : L'école des loisirs
Résumé : Simple dit "oh, oh, vilain mot" quand Kléber, son frère, jure et peste. Il dit "j'aime personne, ici" quand il n'aime personne ici. Il sait compter à toute vitesse : 7, 9, 12, B, mille, cent. Il joue avec des Playmobil, et les beaud'hommes cachés dans les téphélones, les réveils et les feux rouges. Il a trois ans et vingt-deux ans. Vingt deux ans d'âge civil. Trois d'âge mental. Kléber, lui, est en terminale, il est très très courageux et très très fatigué de s'occuper de Simple. Simple a un autre ami que son frère. C'est Monsieur Pinpin, un lapin en peluche. Monsieur Pinpin est son allié, à la vie à la mort. Il va tuer Malicroix, l'institution pour débiles où le père de Simple a voulu l'enfermer, où Simple a failli mourir de chagrin. Monsieur Pinpin, dans ses cas là, il pète la gueule. Rien n'est simple, non, dans la vie de Simple et Kléber. Mais le jour où Kléber à l'idée d'habiter en colocation avec des étudiants, trois garçons et une fille, pour sauver Simple de Malicroix, alors là, tout devient compliqué.
Mon avis :J'ai aimé ce livre, les personnages sont très attachants. L'histoire en elle même est très émouvante : un jeune homme de 17 ans qui s'occupe de son frère, déficient mental, ce n'est pas commun ! Même si parfois, c'est un peu "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil", ce livre reste quand même très bien.
Début :Kléber jeta un regard oblique à son frère. Simple imitait le bruit des portes du métro à mi-voix : "Piiii... clap."
Un homme monta à la station et s'assit à côté de Kléber. Il tenait en laisse un berger allemand. Simple se trémoussa sur la banquette.
- Il a un chien, dit-il
Le propriétaire du berger dévisagea celui qui venait de parler. C'était un jeune homme aux yeux clairs écarquillés.
- Il a un chien, le monsieur, répéta-t-il, de plus en plus agité.
- Oui, oui, lui répondit Kléber en essayant de le rappeler à l'ordre d'un froncement de sourcils.
- Tu crois que je peux le caresser ? dit Simple en avançant la main vers le chien.
- Non ! aboya Kléber.
L'homme regarda l'un après l'autre les deux frères comme pour évaluer la situation.
- Moi, j'ai un lapin, lui dit le jeune homme aux yeux clairs.
- Mais ne parle pas aux gens que tu ne connais pas, gronda Kléber.
Puis il se décida et se tourna vers l'homme au chien :
- Excusez-le, monsieur, c'est un débile mental.